État de San Andreas — FAM
Code Familial
Réglementation complète du droit de la famille à San Andreas : mariage, partenariat domestique, divorce, séparation légale, partage des biens communautaires, garde des enfants, pension alimentaire, filiation, adoption et protection contre la violence domestique.
Inspiré du Family Code de l'État de Californie (FAM) — Adapté pour San Andreas RP. 17 divisions, Art. 1–20043.
Préambule — Code Familial
Fondements du Droit de la Famille de San Andreas
Principe I
Protection de la Famille
L'État de San Andreas reconnaît la famille comme cellule fondamentale de la société. Le droit familial a pour mission de protéger les membres vulnérables — enfants, conjoints dépendants, victimes de violence — et d'assurer la stabilité des relations familiales dans le respect des droits individuels.
Principe II
Intérêt Supérieur de l'Enfant
Dans toute procédure touchant à la garde, la filiation, l'adoption ou la pension alimentaire d'un enfant mineur, l'intérêt supérieur de l'enfant constitue le critère primordial et déterminant. Aucun droit ou intérêt parental ne peut prévaloir sur le bien-être physique, émotionnel et éducatif de l'enfant.
Principe III
Égalité des Époux
Le mariage et le partenariat domestique créent une communauté égale entre les parties. Les deux époux ont des droits et des obligations symétriques sur les biens acquis pendant l'union. La dissolution de l'union entraîne un partage égal des biens communs, indépendamment de la contribution respective de chaque conjoint.
Principe IV
No-Fault Divorce
San Andreas est un État « no-fault » en matière de dissolution du mariage. La seule cause de divorce reconnue est l'existence de différences irréconciliables ayant causé l'effondrement irrémédiable du mariage. La culpabilité morale d'un époux ne peut pas être invoquée pour modifiér le partage des biens communs.
Division 1 — Art. 1–185
Dispositions et Définitions Préliminaires
Titre, champ d'application et définitions fondamentales du Code Familial de San Andreas.
Art. 1Titre du Code
Le présent code est désigné et cité sous le nom de « Code Familial de San Andreas ». Il régit l'ensemble des relations familiales relevant de la juridiction de l'État de San Andreas.
Art. 100Définitions Fondamentales
Sauf disposition ou contexte contraire, les définitions suivantes gouvernent l'interprétation du présent code :
a)« Mariage » : relation personnelle découlant d'un contrat civil entre deux personnes, fondé sur leur consentement mutuel et suivi de l'obtention d'une licence et d'une solennisation légale ;
b)« Conjoint » : toute personne légalement mariée ou enregistrée comme partenaire domestique au sens du présent code ;
c)« Enfant mineur » : toute personne âgée de moins de 18 ans ;
d)« Dissolution » : la procédure légale mettant fin à un mariage ou à un partenariat domestique (divorce) ;
e)« Séparation légale » : statut légal permettant aux époux de vivre séparément et de régler leurs obligations sans dissoudre formellement le mariage ;
f)« Nullité » : déclaration judiciaire qu'un mariage est nul ou annulable ab initio ;
g)« Bien communautaire » : tout bien acquis par l'un ou l'autre des époux pendant le mariage, présumé appartenir également aux deux conjoints ;
h)« Bien séparé » : bien appartenant exclusivement à un conjoint car acquis avant le mariage, reçu en don ou par succèssion pendant le mariage, ou expressément exclu de la communauté par accord écrit.
Division 2 — Art. 200–295
Dispositions Générales
Compétence des juridictions familiales, accès à la justice et règles de procédure générale.
Art. 200Compétence des Juridictions Familiales
La Cour Supérieure de chaque comté de San Andreas est compétente pour connaître de toutes les affaires relevant du présent code. La compétence territoriale est déterminée par le lieu de résidence de l'une des parties au moment du dépôt de la requête. En l'absence de résidence dans l'État, la compétence appartient à la Cour Supérieure du comté de Los Santos.
Art. 210Condition de Résidence — Divorce et Séparation
Pour déposer une demande de dissolution du mariage ou de séparation légale, l'une des parties doit avoir été domiciliée dans l'État de San Andreas pendant au moins 6 mois et dans le comté de dépôt pendant au moins 3 mois immédiatement avant le dépôt de la requête.
Exception — Partenariat domestique
La dissolution d'un partenariat domestique enregistré à San Andreas peut être demandée quel que soit le lieu de résidence actuel des parties, si le partenariat a été enregistré dans l'État.
Division 2.5 — Art. 297–299.6
Enregistrement des Partenaires Domestiques
Conditions et effets de l'enregistrement en tant que partenaires domestiques auprès du Secrétaire d'État.
Art. 297Conditions d'Enregistrement
Deux personnes peuvent s'enregistrer comme partenaires domestiques auprès du Secrétaire d'État de San Andreas si elles réunissent les conditions suivantes :
1.Elles ont toutes deux au moins 18 ans ;
2.Elles sont toutes deux capables de consentir librement ;
3.Elles ne sont pas mariées à un tiers ni enregistrées comme partenaire domestique avec un autre individu ;
4.Elles ne sont pas proches parentes au sens de l'Art. 2200 (liens prohibés) ;
5.Elles partagent un foyer commun ou s'engagent à le faire.
Art. 297.5Droits et Obligations des Partenaires Domestiques
Les partenaires domestiques enregistrés ont les mêmes droits, protections, avantages et obligations que les époux dans le cadre des lois de San Andreas. Cela inclut notamment : les droits sur les biens communautaires, les droits succèssoraux, les droits en matière de santé, les droits en matière fiscale à l'échelon de l'État, et les droits en matière de procédures familiales.
Art. 299Résiliation du Partenariat Domestique
Un partenariat domestique peut être résilié par :
a)Procédure sommaire (Art. 299(a)) : notification écrite au Secrétaire d'État si le partenariat dure moins de 5 ans, sans enfants communs, sans biens immobiliers, sans dettes significatives et avec peu de biens communs ;
b)Procédure judiciaire : par requête devant la Cour Supérieure, identique à la procédure de dissolution du mariage.
Division 3 — Art. 300–560
Mariage
Définition, conditions de validité, formalités, célébration et effets du mariage à San Andreas.
Chapitre 1
Conditions de Validité du Mariage
Art. 300Définition du Mariage
Le mariage est une relation personnelle résultant d'un contrat civil entre deux personnes. Il requiert le consentement libre et mutuel des parties, suivi de l'obtention d'une licence de mariage et d'une solennisation selon les formes autorisées par le présent code. La licence de mariage délivrée par le greffier de comté devient un acte de mariage une fois enregistrée.
Art. 301Capacité Matrimoniale — Âge et Consentement
Toute personne âgée d'au moins 18 ans peut contracter mariage sans autorisation. Les personnes âgées de 16 ou 17 ans peuvent se marier uniquement avec l'autorisation expresse d'un parent ou tuteur légal et l'approbation judiciaire préalable de la Cour Supérieure. Aucun mariage impliquant une personne de moins de 16 ans n'est valide à San Andreas.
Art. 350Licence de Mariage — Procédure
Avant toute cérémonie de mariage, les deux parties doivent se présenter ensemble au bureau du greffier du comté pour obtenir une licence de mariage. La licence est valide pendant 90 jours à compter de sa délivrance. Elle doit mentionner les noms, dates de naissance et états civils actuels des deux parties.
Délai de réflexion
À San Andreas, aucun délai de réflexion obligatoire n'est imposé entre la délivrance de la licence et la cérémonie, sauf décision judiciaire contraire dans le cadre d'une procédure de protection d'un mineur.
Art. 400Célébration du Mariage — Personnes Habilitées
Le mariage peut être célébré par :
a)Un juge, un magistrat ou un officier judiciaire en exercice ;
b)Un maire, un conseiller municipal ou tout autre élu local dans l'exercice de ses fonctions ;
c)Un ministre du culte autorisé à exercer son ministère à San Andreas ;
d)Toute personne autorisée pour la journée par ordonnance de la Cour Supérieure (deputy commissioner for a day).
Chapitre 2
Mariages Nuls et Annulables
Art. 2200Mariage Nul de Plein Droit (Void)
Est nul de plein droit, sans qu'il soit nécessaire d'obtenir un jugement de nullité, tout mariage contracté :
a)Entre proches parents : parents et enfants, grands-parents et petits-enfants, frères et sœurs, demi-frères et demi-sœurs, oncles/tantes et neveux/nièces ;
b)Lorsque l'une des parties est déjà mariée ou enregistrée comme partenaire domestique avec un tiers (bigamie).
Bigamie — Sanction Pénale
Contracter un nouveau mariage en étant déjà marié(e) constitue le délit de bigamie (Art. 281 PC) → Felony ou Misdemeanor — Emprisonnement jusqu'à 3 ans et/ou amende jusqu'à $10 000
Art. 2210Mariage Annulable (Voidable)
Un mariage peut être annulé par jugement de la Cour Supérieure pour l'un des motifs suivants :
a)L'une des parties était mineure au moment du mariage et n'avait pas obtenu les autorisations requises ;
b)Vice du consentement : fraude, menace, contrainte ou erreur sur la personne ;
c)Incapacité mentale au moment du mariage ;
d)Impuissance physique permanente et incurable au moment du mariage, inconnue de l'autre partie.
Division 4 — Art. 700–1620
Droits et Obligations Pendant le Mariage
Obligations mutuelles des époux, régime matrimonial légal, accord prénuptial, protection du domicile conjugal.
Art. 720Obligations Mutuelles des Époux
Les époux se doivent mutuellement :
a)Fidélité réciproque ;
b)Secours et assistance mutuels ;
c)Contribution aux charges du mariage selon leurs facultés respectives.
Ces obligations naissent de plein droit à la date de célébration du mariage et cessent à la date de la séparation effective des époux.
Art. 721Devoir de Bonne Foi entre Époux
Chaque époux est tenu envers l'autre d'agir de bonne foi dans toute opération portant sur des biens communs. Toute transaction entre époux portant sur des biens communs est soumise à un devoir de loyauté équivalent à célui d'un fiduciaire. L'époux qui dispose de biens communs à son seul profit ou qui dissimule des actifs communs engage sa responsabilité et peut voir sa part dans les biens réduite lors de la dissolution.
Art. 1612Contrat Prénuptial (Prenuptial Agreement)
Les futurs époux peuvent conclure un contrat prénuptial modifiant le régime légal des biens communautaires. Pour être valide, ce contrat doit :
1.Être rédigé par écrit et signé par les deux parties ;
2.Être conclu volontairement, sans pression ni contrainte ;
3.Chaque partie doit avoir eu l'opportunité de consulter un avocat indépendant ;
4.Les deux parties doivent avoir disposé d'au moins 7 jours entre la présentation du contrat et la signature.
Limitations
Le contrat prénuptial ne peut pas : modifiér les obligations d'entretien des enfants, exclure le droit d'un conjoint à la pension alimentaire en cas de dissolution s'il le rendrait indigent, ni porter sur des matières contraires à l'ordre public.
Division 5 — Art. 1800–1852
Procédures de Conciliation
Services de médiation et de conciliation familiale proposés avant ou pendant les procédures de dissolution.
Art. 1830Service de Conciliation Familiale
Chaque comté de San Andreas maintient un Service de Conciliation Familiale rattaché à la Cour Supérieure. Ce service propose aux couples en difficulté :
a)Des séances de médiation pour tenter de réconcilier les parties ;
b)Des séances de médiation des disputes parentales pour les questions de garde et de visite ;
c)Des évaluations familiales pour aider le tribunal à statuer sur les questions d'intérêt de l'enfant.
Art. 1840Médiation Obligatoire — Garde et Visites
En cas de désaccord sur les modalités de garde ou de droit de visite, la médiation est obligatoire avant toute audience judiciaire sur ces questions. Les parties doivent participer de bonne foi au procèssus de médiation. En cas d'échec de la médiation, le médiateur rédige un rapport au tribunal sans divulguer le contenu des échanges.
Division 6 — Art. 2000–2452
Nullité, Dissolution et Séparation Légale
Procédures de divorce (dissolution), de séparation légale et d'annulation du mariage à San Andreas.
Chapitre 1
Motifs de Dissolution ou Séparation
Art. 2310Causes Légales de Dissolution ou Séparation
La dissolution du mariage ou la séparation légale ne peut être prononcée que sur l'une des deux bases suivantes :
1.Différences irréconciliables ayant causé l'effondrement irrémédiable du mariage. Il s'agit du seul motif pratiquement utilisé — aucune faute de l'un des époux n'est requise ni pertinente (no-fault divorce) ;
2.Incapacité légale permanente de prendre des décisions (anciennement « insanité incurable »), attestée par évaluation médicale spécialisée.
Principe No-Fault
À San Andreas, l'adultère, la violence, l'abandon ou toute autre faute d'un époux n'est PAS un motif de dissolution du mariage. Ces comportements peuvent toutefois être pris en compte pour la pension alimentaire ou la garde des enfants dans des circonstances limitées.
Art. 2320Délai d'Attente — Six Mois
Aucun jugement de dissolution du mariage ne peut être rendu moins de six mois après la signification de la requête à l'autre partie ou l'acceptation volontaire de la procédure. Ce délai de réflexion incompressible s'applique même en cas d'accord total des deux parties. Le mariage ne prend fin qu'à la date spécifiée dans le jugement final de dissolution.
Chapitre 2
Procédure de Dissolution Sommaire
Art. 2400Dissolution Sommaire — Conditions d'Éligibilité
Les époux peuvent opter pour une procédure de dissolution sommaire (summary dissolution) simplifiée si toutes les conditions suivantes sont remplies :
1.Le mariage dure depuis moins de 5 ans ;
2.Les époux n'ont aucun enfant commun né ou adopté pendant le mariage ;
3.Aucune des parties ne possède de bien immobilier ;
4.Les dettes contractées pendant le mariage n'excèdent pas $6 000 (hors véhicules) ;
5.La valeur des biens communs n'excède pas $47 000 (hors véhicules) ;
6.Les deux parties renoncent à toute pension alimentaire entre époux ;
7.Les deux parties ont signé un accord de partage des biens communs et dettes.
Division 7 — Art. 2500–2660
Partage des Biens lors de la Dissolution
Régime de la communauté, règle du partage égal, biens séparés, dissipation d'actifs et transmutation.
Chapitre 1
Biens Communautaires — Règle du Partage Égal
Art. 2550Partage Égal des Biens Communs
Lors de la dissolution ou de la séparation légale, le tribunal est tenu de partager également les biens communautaires entre les deux époux. Ce partage s'effectue en valeur et non nécessairement en nature — le tribunal peut attribuer un bien à l'un des époux à condition que l'équilibre global soit respecté. Le partage égal est d'ordre public : tout accord inégal non signé librement est nul.
Art. 2552Date d'Évaluation des Biens
Sauf accord contraire des parties ou juste cause reconnue par le tribunal, les biens communautaires sont évalués à la date la plus proche possible du procès. Pour les biens susceptibles de variation rapide de valeur (valeurs mobilières, crypto-actifs, fonds d'investissement), le tribunal peut fixer une date d'évaluation antérieure en cas de manipulation ou de dissipation délibérée.
Art. 2601Attribution Préférentielle — Domicile Conjugal
Le tribunal peut attribuer préférentiellement le domicile conjugal à l'époux qui à la garde principale des enfants mineurs, afin de préserver la stabilité du foyer familial. Cette attribution est provisoire et prend fin au plus tard lorsque le plus jeune enfant atteint l'âge de la majorité ou quitte le foyer.
Chapitre 2
Biens Séparés et Transmutation
Art. 770Définition et Composition des Biens Séparés
Les biens séparés d'un époux comprennent :
a)Tous biens possédés avant le mariage ;
b)Tous biens acquis par don ou succèssion pendant le mariage, même si le donateur ou de cujus était le conjoint ;
c)Les fruits et revenus des biens séparés ;
d)Les biens acquis après la date de séparation effective des époux.
Art. 850Transmutation des Biens
Un bien peut changer de nature (de séparé à communautaire ou inversement) par transmutation. Pour être valide, toute transmutation doit :
1.Être faite par acte écrit ;
2.Être expressément déclarée par la partie dont le droit est diminué ;
3.Être signée par la partie dont le droit est diminué.
La transmutation orale est nulle. L'exception : les cadeaux de valeur modeste entre époux à des occasions particulières (anniversaire, fêtes) sont présumés transmis sans formalité écrite.
Art. 2602Dissipation d'Actifs — Sanction
Si l'un des époux a délibérément dissipé ou dissimulé des biens communautaires après la date de séparation ou dans le but d'en privér l'autre conjoint, le tribunal peut accordér à la partie lésée une part supplémentaire des biens restants, pouvant aller jusqu'à la totalité des actifs dissiulés ou dissipés. La charge de prouver l'absence de dissipation incombe à l'époux accusé.
Division 8 — Art. 3000–3465
Garde des Enfants
Principes directeurs, types de garde, plans parentaux et procédures de modification des décisions de garde.
Chapitre 1
Intérêt Supérieur de l'Enfant — Standard Directeur
Art. 3011Critères de l'Intérêt Supérieur de l'Enfant
Pour déterminer l'intérêt supérieur de l'enfant dans toute décision de garde, le tribunal prend en compte notamment :
a)La santé, la sécurité et le bien-être de l'enfant ;
b)Tout antécédent de violence domestique ou d'abus sur l'enfant dans le foyer ;
c)La continuité et la qualité du lien entre l'enfant et chaque parent ;
d)La capacité de chaque parent à fournir un environnement stable et structuré ;
e)La volonté de chaque parent de faciliter la relation de l'enfant avec l'autre parent ;
f)L'usage habituel de drogues ou d'alcool par l'un des parents.
Non-discrimination
Le tribunal ne peut PAS prendre en compte : le sexe, l'identité de genre, l'orientation sexuelle du parent, ni son statut d'immigration pour déterminer la garde.
Art. 3020Objectif Politique — Contact Fréquent et Continu
Il est déclaré politique de l'État de San Andreas d'assurer à l'enfant un contact fréquent et continu avec les deux parents lors de la dissolution ou séparation des parents, sauf si ce contact est contraire à l'intérêt de l'enfant. Le tribunal doit concilier cet objectif avec la protection de l'enfant contre tout risque de violence ou d'abus.
Art. 3040Types de Garde — Définitions et Priorités
| Type de garde | Définition | Effets |
| Garde légale conjointe | Les deux parents partagent le droit de prendre les décisions importantes concernant l'enfant (éducation, santé, religion) | Consultation mutuelle obligatoire pour les décisions majeures |
| Garde physique conjointe | L'enfant passe des périodes significatives chez chacun des deux parents | Présence alternée ; aucun seuil légal de temps minimal |
| Garde légale exclusive | Un seul parent a le droit de prendre les décisions importantes | L'autre parent peut avoir un droit de visite sans pouvoir s'opposer aux décisions |
| Garde physique exclusive | L'enfant réside principalement chez un seul parent | L'autre parent dispose d'un droit de visite selon un calendrier fixé par le tribunal |
| Garde par un tiers | Attribution de la garde à un non-parent (grand-parent, tuteur) | Applicable uniquement si aucun des parents ne convient — preuve accrue requise |
Art. 3100Droit de Visite — Minimum Garanti
Sauf preuve de risque réel pour l'enfant, le parent n'ayant pas la garde principale a droit à un droit de visite raisonnable. Le tribunal définit un calendrier de visite précis. Le refus par le parent gardien d'honorer le droit de visite de l'autre parent constitue un outrage au tribunal et peut entraîner une modification de la garde en faveur du parent lésé.
Art. 3044Violence Domestique — Présomption Contre la Garde
Il existe une présomption réfragable qu'accordér la garde principale, légale ou physique, à un parent qui a commis des actes de violence domestique dans les 5 dernières années est contraire à l'intérêt de l'enfant. Le parent violent peut renverser cette présomption en démontrant notamment sa participation à un programme de traitement des auteurs de violences conjugales et l'absence de récidive.
Division 9 — Art. 3500–5700.905
Pension Alimentaire — Support
Pension alimentaire pour enfants (child support), pension entre époux (spousal support), formule légale et exécution.
Art. 4050Obligation Légale d'Entretien
Chaque parent à l'obligation légale d'entretenir ses enfants mineurs selon ses moyens. Cette obligation est commune aux deux parents et proportionnelle à leurs revenus respectifs. L'État de San Andreas a pour politique que la pension alimentaire pour enfants reflète le niveau de vie des parents et serve l'intérêt supérieur de l'enfant.
Art. 4055Formule Officielle de Calcul — Guideline Child Support
La pension alimentaire est calculée selon la formule légale uniforme :
Formule CS = K[HN − (H%)(TN)]
CS = montant de la pension — K = facteur d'allocation de revenu (varie selon TN) — HN = revenu net mensuel du parent à revenu le plus élevé — H% = % du temps que le parent le plus riche assure la garde principale — TN = revenu net mensuel combiné des deux parents
| Revenu net combiné (TN) | Facteur K |
| $0 – $2 900 | 0,165 + TN/82 857 |
| $2 901 – $5 000 | 0,131 + TN/42 149 |
| $5 001 – $10 000 | 0,250 (fixe) |
| $10 001 – $15 000 | 0,10 + 1 499/TN |
| Plus de $15 000 | 0,12 + 1 200/TN |
Art. 4055(b)Multiplicateurs — Enfants Multiples
Lorsque plusieurs enfants sont concernés, le montant calculé pour un enfant est multiplié par les coefficients suivants :
| Nombre d'enfants | Multiplicateur |
| 1 enfant | 1,00 (base) |
| 2 enfants | 1,60 |
| 3 enfants | 2,00 |
| 4 enfants | 2,30 |
| 5 enfants | 2,60 |
| 6 enfants | 2,70 |
| 7 enfants et plus | 2,86 (maximum) |
Art. 4320Pension entre Époux (Spousal Support) — Critères
Lors de la dissolution ou de la séparation légale, le tribunal peut allouer une pension entre époux en tenant compte notamment :
a)De la durée du mariage ;
b)Des besoins de chaque partie et du standard de vie établi pendant le mariage ;
c)Des capacités financières actuelles et futures de chaque partie ;
d)Des sacrifices professionnels consentis par l'un des époux pendant le mariage (ex : abandon de carrière pour s'occuper des enfants) ;
e)De l'âge et de l'état de santé de chaque partie ;
f)De toute violence domestique commise par le débiteur de la pension.
Règle des mariages longs
Pour les mariages de plus de 10 ans, le tribunal ne fixe pas de durée limite à la pension entre époux et conserve compétence pour la modifiér indéfiniment, sauf si le conjoint créancier ne démontre pas d'efforts raisonnables pour devenir financièrement autonome.
Art. 4502Exécution Forcée — Saisie sur Salaire
Tout jugement de pension alimentaire pour enfants entraîne automatiquement l'émission d'une ordonnance de retenue sur revenus (income withholding order) adressée à l'employeur du débiteur. Le non-paiement de la pension alimentaire pour enfants est sanctionné pénalement : tout arriéré de plus de $2 000 sur plus de 6 mois constitue un délit (Art. 270 PC) pouvant mener à l'emprisonnement.
Non-paiement — Sanction
Arriéré >$2 000 ou >6 mois → Misdemeanor : amende jusqu'à $2 000 et/ou 1 an de prison — Récidive ou fuite de l'État → Felony : jusqu'à 2 ans — Intérêts légaux sur les arriérés : 10 %/an
Division 10 — Art. 6200–6460
Loi de Prévention de la Violence Domestique
Loi DVPA — ordonnances protectrices d'urgence, temporaires et permanentes, définition de la violence domestique et sanctions.
Art. 6203Définition — Violence Domestique
Au sens de la présente division, la violence domestique désigné tout abus ou menace d'abus entre des personnes unies par un lien familial ou de ménage. L'abus inclut :
a)Intentionnellement ou imprudemment causer ou tenter de causer des lésions corporelles ;
b)L'agression sexuelle ;
c)Placer une personne dans une appréhension raisonnable de blessûres corporelles imminentes ;
d)Tout comportement constitutif de harcèlement, traque, menace, frappe, bousculade, destruction de biens, perturbation de la tranquillité ;
e)Le contrôle coercitif : isolement, surveillance des mouvements et des finances, privation de besoins essentiels, menaces visant à forcér l'obéissance.
Chapitre 2
Ordonnances Protectrices
Art. 6250Ordonnance d'Urgence — EPO (Emergency Protective Order)
Un agent de police peut demander, à toute heure du jour ou de la nuit, une Ordonnance de Protection d'Urgence (EPO) à un magistrat ou un juge d'astreinte lorsqu'il existe des motifs raisonnables de croire qu'une personne est en danger imminent de violence domestique. L'EPO entre en vigueur immédiatement et reste valide pendant 5 jours ouvrables ou 7 jours calendaires (le délai le plus court), le temps que la partie protégée saisisse le tribunal pour obtenir une ordonnance temporaire.
Art. 6320Ordonnance Temporaire Ex Parte (DVTRO)
Le tribunal peut, sur requête unilatérale (ex parte) d'une personne ayant subi ou étant menacée de violence domestique, émettre une Ordonnance de Restriction Temporaire pour Violence Domestique (DVTRO). Cette ordonnance peut notamment interdire au défendeur :
a)De harceler, attaquer, frapper, menacer ou contacter la partie protégée par tout moyen ;
b)D'approcher la partie protégée à moins d'une distance définie (généralement 100 à 300 mètres) ;
c)D'accéder au domicile commun ;
d)De perturber la paix de la partie protégée par tout moyen direct ou indirect, y compris électronique.
Durée et audience
La DVTRO est valide jusqu'à l'audience contradictoire, qui doit se tenir dans les 21 à 25 jours suivant la délivrance. Lors de l'audience, le tribunal décide s'il émet une ordonnance permanente.
Art. 6345Ordonnance de Protection Permanente (DVRO)
Après l'audience contradictoire, si le tribunal constate l'existence de violence domestique, il peut émettre une Ordonnance de Restriction pour Violence Domestique (DVRO) permanente. La DVRO est valide pour une durée maximale de 5 ans, renouvelable. Elle est saisie dans la base de données nationale des ordonnances de protection et peut être exécutée dans tout État.
Art. 6388Violation d'une Ordonnance de Protection — Sanction
La violation de toute ordonnance de protection émise en vertu de la présente division constitue une infraction pénale distincte des faits de violence qui ont conduit à l'ordonnance.
Sanction — Violation d'ordonnance
1re violation (sans violence) → Misdemeanor : amende jusqu'à $1 000 et/ou 1 an de prison — Violation avec violence → Felony ou Misdemeanor aggravé : jusqu'à 3 ans — Récidive (2e violation ou plus) → Felony systématique : 16 mois à 3 ans — Enregistrement de l'ordonnance à l'échelle nationale (NCIC)
Division 11 — Art. 6500–7143
Mineurs
Capacité juridique des mineurs, émancipation et droits spéciaux des jeunes à San Andreas.
Art. 6500Capacité Juridique des Mineurs — Règle Générale
Un mineur est toute personne de moins de 18 ans. La capacité juridique d'un mineur est limitée : il ne peut en principe pas conclure de contrat, ester en justice ni disposer de ses biens de manière autonome. Ses parents ou tuteurs légaux exercent les droits civils en son nom. Des exceptions légales s'appliquent pour certains actes courants (contrat de travail avec autorisation parentale, soins médicaux urgents, contraception, santé mentale).
Art. 7000Émancipation du Mineur
Un mineur âgé d'au moins 14 ans peut être déclaré émancipé par la Cour Supérieure si :
1.Il est marié (avec les autorisations requises) ;
2.Il est en service militaire actif ;
3.Il est volontairement émancipé par décision judiciaire après constat que l'émancipation sert son intérêt (logement, revenu, compétences pour gérer ses affaires).
L'émancipation confère au mineur la pleine capacité juridique pour agir comme un adulte, sauf pour : voter, consommer de l'alcool, acheter des armes à feu et les autrès droits conditionnés à l'âge de 18 ans.
Division 12 — Art. 7500–7962
Relation Parent-Enfant — Filiation
Établissement de la filiation, reconnaissance de paternité, désaveu et procédures de filiation judiciaire.
Art. 7540Présomption de Paternité Maritale
L'enfant né ou conçu pendant le mariage est présumé être l'enfant du mari. Cette présomption est irréfragable dans certains cas et réfragable dans d'autrès. Elle peut être contestée uniquement par les deux époux, et seulement dans les 2 ans suivant la naissance de l'enfant ou la découverte des faits remettant en cause la paternité.
Art. 7571Reconnaissance Volontaire de Paternité (VDOP)
Les deux parents d'un enfant né hors mariage peuvent établir la filiation paternelle en signant une Déclaration Volontaire de Paternité (Voluntary Declaration of Parentage) devant un professionnel de santé à la maternité ou ultérieurement auprès du Département de Services Sociaux de San Andreas. La VDOP à la même valeur qu'un jugement de filiation et confère immédiatement au père tous les droits et obligations parentaux.
Art. 7630Action en Établissement ou Désaveu de Filiation
Toute action judiciaire en établissement ou désaveu de filiation peut être intentée par l'enfant, la mère, l'homme présumé père, l'homme prétendant être le père ou le Département des Services Sociaux. Les tests ADN sont le moyen de preuve privilégié et peuvent être ordonnés par le tribunal. La filiation génétique n'est cependant pas le seul critère : le tribunal peut reconnaître la filiation psychologique ou la filiation de fait (présuméd parent) d'un non-géniteur qui a traité l'enfant comme son propre enfant.
Division 13 — Art. 8500–9340
Adoption
Procédures d'adoption par des particuliers, step-parent adoption, adoption internationale et agences d'adoption.
Art. 8600Conditions Générales d'Adoption
Toute personne adulte et compétente peut adoptér un enfant mineur. Les conditions générales sont :
a)L'adoptant doit être âgé d'au moins 10 ans de plus que l'adopté, sauf en cas d'adoption par un beau-parent (step-parent) ou un proche parent ;
b)Le consentement des deux parents biologiques est requis (ou leur déchéance de droits parentaux préalable) ;
c)Si l'enfant est âgé de 12 ans ou plus, son propre consentement est également requis ;
d)Une enquête sociale (home study) doit être réalisée par un travailleur social agréé pour évaluer l'aptitude de l'adoptant.
Art. 9000Adoption par le Beau-Parent (Step-Parent Adoption)
Le conjoint ou partenaire domestique d'un parent peut adoptér l'enfant de ce parent (step-parent adoption). Cette procédure allégée ne requiert qu'une seule enquête sociale simplifiée. Elle exige le consentement de l'autre parent biologique ou, à défaut, une ordonnance judiciaire constatant que son consentement est retenu de manière déraisonnable ou qu'il a abandonné l'enfant. L'adoption du beau-parent éteint les droits et obligations du parent biologique remplacé, sauf si célui-ci était décédé.
Art. 8617Effets de l'Adoption
Le jugement d'adoption produit les effets suivants :
1.L'enfant adopté devient à toutes fins légales l'enfant légitime de l'adoptant ;
2.Les droits et obligations des parents biologiques s'éteignent définitivement ;
3.L'enfant hérite de l'adoptant selon les règles légales ordinaires ;
4.Un nouvel acte de naissance est émis au nom de l'adoptant ;
5.L'adoption est irrévocable une fois le jugement rendu.
Division 14 — Art. 10000–10015
Loi sur les Facilitateurs du Droit Familial
Accès simplifié à la justice familiale pour les justiciables non représentés.
Art. 10000Bureau du Facilitateur du Droit Familial
Chaque Cour Supérieure de San Andreas maintient un Bureau du Facilitateur du Droit Familial. Ce bureau fournit gratuitement aux justiciables non représentés par un avocat des services d'aide à la rédaction de documents, d'information sur les procédures familiales, de médiation et d'accès aux formulaires officiels. Le facilitateur ne représente aucune des parties et n'offre pas de conseil juridique au sens de l'exercice du droit.